Qu'est-ce qu'une estampe japonaise ?
Une estampe japonaise est une gravure sur bois. L'artiste ne l'imprimait pas lui-même : il fournissait un dessin, un graveur taillait une planche de cerisier par couleur, et un imprimeur appliquait les encres à la main, feuille par feuille, en frottant le dos du papier avec un tampon de fibres appelé baren. Une estampe en dix couleurs demandait dix planches et dix passages, chacun à caler exactement sur le précédent. C'est la raison pour laquelle deux exemplaires d'une même estampe ne sont jamais rigoureusement identiques.
Ukiyo-e et shin-hanga : deux moments
Ukiyo-e signifie « images du monde flottant ». C'est le grand courant populaire de l'époque d'Edo, du XVIIe au XIXe siècle : acteurs de kabuki, courtisanes, paysages, scènes de voyage. Ces feuilles n'étaient pas des œuvres d'art au sens où on l'entend aujourd'hui — elles se vendaient pour le prix d'un bol de nouilles, et c'est en emballage de porcelaine qu'une partie d'entre elles est arrivée en Europe.
Shin-hanga, « les nouvelles estampes », désigne le mouvement du début du XXe siècle qui a relancé la gravure sur bois après que la photographie l'eut presque tuée. Les couleurs sont plus douces, les sujets plus calmes, et ces images étaient produites presque exclusivement pour les collectionneurs occidentaux — au point que certains artistes, comme Ohara Koson, étaient célèbres en Amérique et inconnus au Japon.
Estampe, affiche ou tableau japonais ?
Les trois mots désignent des objets différents. Une estampe est une gravure imprimée à partir de blocs de bois. Une affiche est une reproduction imprimée sur papier, comme celles que nous proposons ici. Un tableau japonais, au sens strict, est une peinture — souvent sur soie ou sur papier, montée en rouleau. Nous reproduisons les trois, mais toujours en tirage papier, et toujours en le disant.
Les artistes de cette collection
Katsushika Hokusai (1760–1849) est l'auteur de la Grande Vague, l'image la plus reproduite au monde. Il a travaillé jusqu'à quatre-vingt-dix ans et signait certaines planches « le vieillard fou de dessin ».
Ohara Koson (1877–1945) n'a presque jamais gravé autre chose que des animaux et des fleurs — le genre s'appelle kachō-e. Il a changé trois fois de nom d'artiste, ce qui explique qu'on le trouve aussi sous Hōson et Shōson.
Kamisaka Sekka (1866–1942) est le dernier grand nom de l'école Rinpa. Envoyé en Europe par le gouvernement japonais en 1901, il en est revenu avec l'idée qu'il fallait simplifier encore — ses planches de 1910 ressemblent à des affiches des années trente.
Choisir son format
Trois tailles : 30 × 40 cm pour un couloir, un bureau ou un mur de cadres ; 50 × 70 cm, le format le plus polyvalent, qui tient seul au-dessus d'un meuble ; 70 × 100 cm quand l'œuvre doit être le sujet de la pièce. Les estampes verticales et horizontales existent toutes les deux dans cette collection : le format suit l'orientation de l'œuvre, jamais l'inverse, parce que nous ne recadrons pas.
Encadrer
Chaque tirage est proposé seul ou encadré, en noir, en bois naturel ou en blanc. Le cadre noir est le choix le plus sûr sur une estampe ancienne : il referme l'image sans lui disputer l'attention. Le bois réchauffe les tirages aux dominantes ocre et beige. Le blanc convient aux fonds très clairs, où un cadre sombre ferait une découpe trop dure.
L'impression
Papier 200 g certifié FSC, finition mate, impression fine art douze couleurs. Chaque tirage est produit à la commande et expédié depuis l'Europe.